Bienvenue chers internautes

Bienvenue chers internautes
# Posté le mercredi 12 décembre 2007 16:58
Modifié le vendredi 14 décembre 2007 10:05

Présentation du projet

Les fans d'Halloween se sont tous un jour attelés à cet exercice visant à trouver des éléments qui lieraient Halloween 4, 5 et 6 à Halloween 20 ans après.

Et si la source de ces éléments se trouvaient dans Halloween 3 ?

Pour
revisiter le film 'intrus' réalisé à l'époque par Tommy Lee Wallace et qui exposaient de tous autres évéments, Tomemoria a décidé d'oublier les masques maudits de Silver Shamrock pour inventer ce qui se serait passé entre Halloween 2 et 4. Dix années de mystère à dévoiler durant lesquelles Laurie Strode, Sam Loomis, Marion Chambers, et peut-être même Michael Myers ont continué à évoluer, contribuant activement au mythe et aux futurs éléments qui figureront dans les films de la saga.

Décou
vrez ici le script inédit de Tomemoria,
et n'
hésitez pas à réagir pour participer activement à l'élaboration de l'histoire.

ZeShape
# Posté le mercredi 12 décembre 2007 17:00
Modifié le vendredi 14 décembre 2007 10:08

Halloween III - Prologue - partie 1

Halloween III - Prologue - partie 1
HALLOWEEN III - PROLOGUE

Haddonfield, Illinois
Mercredi 1er Novembre 1978


Le jour s'était levé en même temps que la brume sur la ville ensanglantée de Haddonfield. Les derniers restes de l'incendie ayant ravagé le Haddonfield Memorial Hospital déversaient leur fumée dans l'air, si bien qu'elle se mêlait au brouillard. Une petite foule de journalistes, de policiers et d'ambulanciers était réunie devant les ruines de l'hôpital où Michael Myers avait, la nuit passée, déversé sa rage.
Marion Chamber
s en tremblait encore. Elle tentait d'effacer de sa mémoire ce qu'elle avait vécu les dernières heures. A peine arrivés à l'hôpital, le Dr Loomis, le Marshall et elle avaient retrouvé Laurie Strode, poursuivie par Michael Myers. Loomis lui avait à nouveau tiré dessus. Comme tout le monde, elle n'avait pas cru le psychiatre quand celui-ci avait affirmé avoir touché Michael plus de six fois, plus tôt dans la nuit. Loomis était un excentrique. Dès sa première rencontre, il lui était apparu comme plus proche d'un prêtre que d'un psychiatre. Mais elle l'avait bien vu par la suite : Myers s'était fait tirer dessus. Elle n'avait pas assisté à la suite des évènements. Et heureusement pour elle. Peut-être n'y aurait-elle pas survécu, comme le Marshall. Sur les ordres de Loomis, elle était allée prévenir la police que Michael Myers avait été abattu à l'hôpital de Haddonfield. Mais quelque chose, elle ne saurait dire quoi, lui avait fait comprendre qu'il n'était pas mort. Peu après, il y avait eu une explosion. La petite Strode était sortie indemne. Elle lui avait annoncé la mort de Loomis et également celle de son frère. Marion réalisa que personne n'avait encore révélé à Laurie cette vérité. On n'avait pas voulu la brusquer. Pas maintenant.
La jeune fille était assise
sur une chaise roulante et se faisait emmener vers une ambulance. Marchant à ses côtés, Marion contenait son envie irrépressible de chasser ces vautours de journalistes à grands coups de sacs à mains. Enroulée dans une couverture bleu, Laurie semblait au-delà de la conscience.
- Laissez-la t
ranquille ! ordonna Marion au journaliste qui ne prêtait aucune attention au traumatisme subi par l'adolescente.
Lorsqu'on l'amena
au niveau de l'ambulance, Laurie parut sortir de son sommeil éveillé. Elle se retourna vivement vers l'ambulancier et demanda d'une voix chargée d'inquiétude :
- Je
peux monter à l'avant ?
Tandis q
ue l'ambulancier quittait la chaise roulante pour l'aider à monter, Marion prit le relais et se retint de pincer les lèvres. Pauvre gamine, elle avait vraiment connu l'enfer.
Tout en s'abaissant p
our l'aider à poser ses pieds blessées à terre, l'ambulancier lui adressa un regard désolé.
- Non navré, je dois vous mettre à l'arr
ière.
Laurie ne dut pas avoir la
force de protester.
- Prête ? lui
lança l'ambulancier. Attention à vos pieds.
Marion observait ce
spectacle en tenant la chaise roulante au cas où celle-ci glisserait par un faux-mouvement de Laurie. A côté d'elle, un journaliste décrivait la scène à son micro.
- Elle va quitter le fauteuil roulant pour s'installer dans l'ambulance.
Laurie se redressa avec p
eine, supportée par l'ambulancier. Elle se tenait comme une vieille dame, le dos courbé. Le poids des événements pesait à présent sur elle comme un lourd et invisible fardeau.
Marion jeta un coup
d'½il à la caméra. Elle mourrait d'envie de se poster devant elle, rien que pour gâcher le plan mémorable de la victime détruite montant fébrilement dans une ambulance. Ces gens n'avaient-ils aucune pudeur ? Mais elle n'avait pas envie d'affronter les protestations d'un cameraman mécontent. Elle avait autre chose à faire.
Lor
squ'elle tourna la tête vers l'ambulance, Laurie était déjà à bord.
- Dans une seconde, tout sera
fini, lui assura l'ambulancier juste avant de refermer la porte.
M
ais Marion était familière de ce genre de cas. Pour Laurie, le calvaire ne faisait que commencer. Et peut-être ne se remettrait-elle jamais de ce traumatisme. Son frère avait assassiné tous ses amis avant de s'en prendre à elle, bon sang !
L'ambulance démarra et pa
rtit en silence, épargnant à son occupante la sirène assourdissante. Marion observa le véhicule s'éloigner dans la brume et le froid. Elle réalisait la chance qu'elle avait eu. A deux reprises, Michael Myers avait croisé sa route. Et à chaque fois, elle s'en était tiré. Combien pouvaient en dire autant ?
Marion poussa un soupir.
Au mo
ins un pouvait le dire. La jeune infirmière, vérifiant que personne ne lui prêtait attention, monta au volant de la voiture du Marshall. Elle n'avait pas le temps d'attendre qu'on veuille bien l'amener à l'hôpital de la ville la plus proche. Contrairement à ce qu'avait cru Laurie, le Dr Loomis avait miraculeusement survécu à l'explosion. Plusieurs minutes plus tôt, il avait été emmené de toute urgence. Ses blessures au visage étaient sévères et il avait apparemment reçu un coup de scalpel dans le ventre. En conduisant vite et à grands coups de sirène de police, Marion arriverait peut-être avant Laurie à l'hôpital.
La nervosité de
commettre un délit lui fit chercher son paquet de cigarette. Celui-ci s'avéra être vide. Depuis que Myers l'avait agressée en s'échappant de Smith's Grove, elle en avait consommé plus du double hebdomadaire.
- Bordel de merde, jura-t-e
lle en démarrant au quart de tour.
# Posté le mercredi 12 décembre 2007 17:01
Modifié le vendredi 04 juillet 2008 05:00

Halloween III - Prologue - Partie 2

Halloween III - Prologue - Partie 2
Mr. Sandman, bring me a dream (pom,pom, pom, pom)
Make him the
cutest that I've ever seen (pom, pom, pom, pom)
Give him two li
ps like roses and clover (pom, pom, pom, pom)
Then tell him th
at his lonesome nights are over.
Sandman,
I'm so alone (pom, pom, pom, pom)
Don't ha
ve nobody to call my own (pom, pom, pom, pom)
Please turn on y
our magic beam
Mr. Sa
ndman, bring me a dream.


Dans l'ambulance
qui l'emmenait elle ne savait où, Laurie laissait la musique la bercer sans savoir si elle l'appréciait. L'image de Michael Myers brûlant sous ses yeux rassurés la hantait sans relâche. Elle le revoyait sortir des flammes. Toujours vivant. Comment était-ce possible ? Elle se souvenait lui avoir tiré dans la tête. Dans la tête ! Du sang avait coulé de ses yeux. Il avait été aveuglé. Seulement aveuglé ? Impensable. Pourquoi n'était-il pas mort ? Etait-il mort ?
Cette question l
ui serra la gorge. Quand il s'était effondré devant elle, le corps en flamme, elle l'avait contemplé durant de longues secondes. Puis l'air avait commencé à devenir irrespirable. Ses yeux l'avaient irritée. La voix de la femme accompagnant le Dr Loomis avait résonné depuis l'entré de l'hôpital. Laurie avait toussé. Elle n'avait pas voulu quitter Myers jusqu'à ce qui n'en reste que des cendres. Mais elle avait été obligée. Elle s'était forcée à sortir de l'immeuble en feu car elle avait compris que voir mourir Michael ne lui aurait apporté que sa propre mort.
A présent où était-i
l ? En cendre sûrement. En était-elle certaine ? Pouvait-elle avoir la certitude que ce monstre ne l'approcherait plus jamais ?
Elle n'attendit p
as longtemps pour attendre la réponse. A côté d'elle, une silhouette sous un drap se redressa tout à coup. C'était lui ! Il l'avait suivie. Il avait encore une fois réussi à s'infiltrer sans que personne ne le remarque. C'en était fait d'elle. Il allait la tuer sans autre forme de procès. Malgré tout, Laurie hurla d'horreur. Peut-être les ambulanciers l'entendraient-ils. Peut-être freineraient-ils brusquement et éjecteraient-ils Michael du véhicule. Tout pour qu'il meurt enfin. Mais le drap tomba et ce ne fut pas Michael que Laurie découvrit, mais le visage souriant de Jimmy, le seul lui ayant apporté un brin de réconfort durant les dernières heures.
- Laurie !
s'écria-t-il. Ne t'inquiète pas, c'est moi.
Elle l'avait cru
mort. Peu avant qu'elle ne retrouve le Dr Loomis, Jimmy s'était évanoui sous ses yeux, pressant le klaxon d'une voiture, au risque d'attirer le tueur. Elle n'arrivait pas à croire qu'il était en vie. Ainsi, une autre personne s'en était tirée. La jeune fille ne put contenir ses larmes. Cela faisait trop longtemps qu'elle les retenait. Toute l'angoisse accumulée des dernières heures venait d'atteindre son point de non-retour.
- Hé, susurra le j
eune homme dont le haut du crâne était enroulé de bandes aseptisées. Il n'y a plus de raisons d'avoir peur.
Laurie le prit dans
ses bras. Elle était tellement heureuse qu'il soit en vie. Elle était tellement heureuse d'être en vie. C'était la première fois depuis son agression. Elle ressentait enfin le bonheur d'avoir survécu, de pouvoir être là et de respirer.
- On a réussi, pleur
a-t-elle. On a réussi !
Elle serra Jimmy d'
autant plus fort. Tous d'eux s'en étaient sortis.
A cet instant
, Laurie crut que jamais elle ne pourrait lâcher le jeune garçon.
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# Posté le mercredi 12 décembre 2007 17:02
Modifié le vendredi 04 juillet 2008 05:03

Halloween III - Prologue - Partie 3

Halloween III - Prologue - Partie 3
Samuel Loomis était en enfer. Partout autour de lui, tout n'était que flamme. Des corps tombaient du ciel embrasé tandis que sa propre chair putréfiée faisait monter à ses narines l'odeur insoutenable de la viande carbonisée. Malgré tout, Samuel ne criait pas. Il ne ressentait même plus la douleur.
Tip... Tip...
Des cris d'horreur le harcelai
ent de toute part. Des morts torturés. Il voulait les aider et pourtant, il n'arrivait à sauver personne. Dans ce chaos de flamme, une forme apparut soudain. Un visage lisse et pâle, des yeux sombres, l'allure d'un géant. C'était Michael.
Tip... Tip...
Samuel se déten
dit soudain. Il était mort et en enfer. Mais au moins Michael l'avait suivi. Il ne se soucia alors plus du tout d'être éternellement torturé dans ce méandre de l'horreur. Michael ne ferait plus jamais de mal à quiconque sur Terre. Sa mission était terminée.
Tip... Tip...
Mais alors, une voix atrocement gr
ave résonna dans la tête de Samuel :
-
TU PENSAIS VRAIMENT TE DEBARASSER DE MOI AINSI?
Le sang de Loomis se glaça.
Jamais il n'avait pu communiquer avec son patient. Pourtant, il était certain que cette voix lui appartenait. Michael tenait une faux entre ses mains. Loomis hurla d'horreur quand il vit Michael décrire un arc avec son arme. L'instant d'après, Samuel fut tranché en deux.
Tip... Tip... Tip-tip... Tip-tip... Tip-tip
Le petit bruit se fit de plu
s en plus saccadé et sa fréquence finit par sortir Loomis de son profond sommeil. Lorsqu'il voulut ouvrir les yeux, il ne put le faire que d'un ½il. Quelque chose empêchait celui de droit de s'ouvrir. Sa vue mit un moment à s'accommoder. Il était dans une chambre blanche. La lumière de l'extérieur était faible. Il devait pleuvoir.
- Quel temps
de chien, grommela une voix de femme.
Loomis tenta de se redresser pour voi
r qui en était la propriétaire mais son corps hurla à la mort. Il se sentait entièrement paralysé. Un seul mouvement lui procurait une douleur incommensurable.
- Vous êtes réveillé ?
Des pas a
ccoururent vers lui et le visage de Marion Chambers apparut.
- Bonjour docte
ur Loomis. Comment vous sentez-vous ? Vous vous souvenez de moi ?
Samuel voul
ut répondre mais sa langue était collée à son palet. Il réalisa qu'il avait la gorge terriblement sèche. Peu à peu, les souvenirs remontèrent à la surface. Il avait été acculé avec Laurie Strode dans une aile de l'hôpital. Ensemble, ils avaient fait tourner Michael en bourrique. Laurie avait fui et Loomis s'était empressé d'allumer son briquet. A cet instant, il avait accepté de se sacrifier pour emporter le Mal avec lui. L'explosion due au gaz n'avait duré qu'une fraction de seconde. Il se souvenait d'une chaleur terrible, insoutenable. Puis le néant l'avait emporté. Il avait cru se retrouver en enfer. Mais ça n'avait sûrement été qu'une folie de son inconscient, le ramenant peu à peu à la surface, dans le monde des vivants.
- Vous devez avoir soif, supp
osa Marion en s'éloignant de son champ de vision.
Il entendit de l'eau coule
r dans un verre.
- Cela fera bientôt u
ne semaine que vous êtes dans un coma artificiel, hydraté par une perfusion.
E
lle le rejoignit, un verre d'eau à la main. De l'autre, elle saisit quelque chose posé sur son lit et le matelas se redressa tout doucement. Loomis restait silencieux. Il n'appréciait que modérément d'être un assisté. Il se savait vieillissant, mais il avait toujours refusé de devenir un papi gâteux dans une chaise roulante. Il pria le ciel pour ne pas tomber sur deux jambes amputées en se redressant. Mais ses jambes étaient là, sous les draps. Cette simple constatation lui arracha un sourire. Ce qu'il regretta presque aussitôt. Sa peau le brûlait au moindre pli. C'était un véritable supplice.
Tentant de
maîtriser sa douleur, Samuel voulut prendre le verre à deux mains, mais celles-ci étaient emmaillotées dans des bandes blanches, le faisant ressembler à une momie vieillotte.
Il jeta un reg
ard un Marion qui l'observait d'un air compatissant.
- Tenez, je vais vous a
ider. Ouvrez simplement la bouche.
Samu
el mit un instant à s'exécuter. Il n'aimait pas le ton faussement sympathique qu'elle prenait. Elle lui parlait comme s'il était l'un de ses patients. L'un de ses cancéreux en phase terminale. Il n'était pas... Il ne voulait pas...
Marion dut remarquer son air rétic
ent.
- Dr Loomis, c'est moi. C'est Mari
on. Je viens prendre de vos nouvelles depuis six jours. Je ne suis pas en train de vous materner, pauvre excentrique.
Sa franchise manqua de peu de le fa
ire sourire, mais il avait retenu la leçon. Au lieu de ça, il poussa un léger soupir amusé.
- Maintenant buvez, v
ieux têtu.
Il accepta sans se faire prier
. Jamais il n'avait autant apprécié un simple vers d'eau. Ce fut comme une renaissance. Le liquide parcourut sa bouche avant de tomber dans sa gorge. Il avait l'impression de ressentir ce qu'éprouvait de la terre sèche arrosée abondamment après un été aride.
Il voulut parle
r pour remercier l'infirmière, mais la douleur à son visage l'en empêcha.
- D'i
ci quelques jours, on vous aura débarrassé de vos bandages et on vous donnera des antidouleurs.
Néanmoins, il y avait
une chose que Loomis ne pouvait pas attendre. Il devait savoir tout de suite.
- Myers ? lança-t-il en écartant le moins possible ses lèvres.
Le visage de Ma
rion se figea. Elle baissa les yeux un instant. Allant reposer le verre, elle poussa un long soupir avant de lui répondre :
- Laurie Strode l'a vu brûler sou
s ses yeux. Mais elle n'a pas pu rester jusqu'au bout. Un corps humain brûle moins vite qu'une bonne bûche, elle serait morte avant d'avoir vu les cendres de son frère. Quand les pompiers sont intervenus, ils ont d'abord fait sortir tous les nourrissons de l'hôpital. Certains étaient dans un état critique mais tous s'en sont sortis. Pendant ce temps, un pompier a découvert votre corps. Vous avez eu une chance inouïe. Cependant... personne n'a retrouvé son corps à lui. J'imagine qu'il a du passer inaperçu et qu'il s'est transformé en cendre avant que les pompiers ne viennent à bout de l'incendie.
Loomis resta impassible.
Il se demanda à cet instant s'il n'avait pas vraiment vu Michael dans son rêve.
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# Posté le mercredi 12 décembre 2007 17:04
Modifié le vendredi 04 juillet 2008 05:07